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la luxation récidivante de l’épaule

Pourquoi se luxe-t- on ?

L’articulation de l’épaule est la plus mobile de l’organisme . Or mobilité et stabilité ne font pas bon ménage, plus une articulation est mobile, plus elle risque de se déboîter. Le manque de stabilité de cette articulation est essentiellement dû à la forme des surfaces articulaires, la tête de l’humérus a une surface beaucoup plus grande que la glène de la scapula, l’essentiel de la stabilité est donc lié au bourrelet ( fibro cartilage qui entoure la glène) et aux ligaments. Il suffit d’une petite lésion sur ce dernier pour que la tête de l’humérus se déboîte.

Symptômes

  • Soit on retrouve une notion de traumatisme assez violent avec luxation vraie de
    l’épaule ayant nécessité l’intervention d’un tiers externe ou bien passage dans un
    service des urgences pour remettre l’épaule en place, avec dans les suites, des
    récidives pour des mouvements de moins en moins importants comme le simple fait
    de se coiffer par exemple.
  • Soit on contraire on ne retrouve pas d’épisode de luxation vraie mais on retrouve
    une notion de traumatisme avec douleurs de l’épaule et depuis une sensation
    d’instabilité de l’épaule, lors des mouvements extrêmes avec plus ou moins une
    douleur.

Faut-il faire des examens ?

  • Dans le cadre d’une luxation antéro interne vraie avec réalisation de radiographies
    prises aux urgences avec épaule luxée on peut se contenter d’une simple
    radiographie standard ( face plus profil) à la recherche de stigmates de luxation
    comme une encoche antéro supérieure ou une petite lésion au niveau du bord
    antéro inférieur de la glène.
  • A l’opposé en cas d’épaule douloureuse et instable sans épisode de luxation vraie, on
    demandera alors la réalisation d’un arthroscanner qui permet de bien visualiser la
    lésion du bourrelet.

 Quand faut il Opérer ?

  • Après un premier épisode de luxation, il n’y a en général pas d’indication chirurgicale, même si chez les patients de moins de 20 ans, le risque de récidive avoisine les 80%. On parle d’instabilité antérieure chronique à partir du 2 ou 3ème épisode . C’est alors qu’il faut consulter un spécialiste pour discuter de l’opportunité d’un geste chirurgical.
  • En cas d’épaule douloureuse et instable, c’est la gêne dans la vie quotidienne et la gêne dans la pratique du sport qui fera porter l’indication d’une intervention chirurgicale.

 Quelle technique utiliser ?

Il y a deux grandes techniques possibles, les techniques dites à ciel ouvert et les techniques dites arthroscopiques.

1/ A ciel ouvert : il s’agit de la butée coracoïdienne selon Latarjet (Chirurgien lyonnais). Le principe consiste à prélever l’apophyse coracoïde (partie de la scapula) puis de la fixer à l’aide de deux vis au niveau du bord antéro inférieur de la glène.

  • L’hospitalisation se fait en ambulatoire, la rééducation est débutée de façon immédiate et il faut porter pendant 2 à 3 semaines une écharpe type coude au corps
  • Reprise du sport : la natation (brasse) et la course peuvent être reprises six semaines après l’intervention et tous les sports peuvent être repris entre le 4ème et 6ème mois en fonction du niveau sportif et du sport pratiqué.
  • Un médecin du sport pourra chez les patients désirant reprendre la compétition faire une analyse d’isocinétisme à 4 mois de la chirurgie pour objectiver la récupération musculaire.
  • La butée est une technique fiable, il n’y a quasiment pas de récidive (moins de 5%).

2/ La technique arthroscopique : l’intervention de Bankart sous arthroscopie.

  • Le principe consiste à réaliser simplement trois petites incisions de 1 cm et de mettre une caméra dans l’épaule pour réinsérer le bourrelet.
  • Ensuite il faut porter un gilet type écharpe pendant trois semaines. La rééducation est débutée après la 3ème semaine. La reprise du sport se fait selon le même schéma qu’une butée coracoïdienne.
  • Cette technique a pour avantage d’être une intervention anatomique de réparation sans cicatrice, elle a pour inconvénient un nombre de récidives bien supérieur à la butée coracoïdienne (15 à 20 % des cas).

La luxation de l’épaule après 40 ans

Après 40 ans, un premier épisode de luxation antéro interne est rarement suivi d’une instabilité résiduelle, par contre il faut toujours rechercher une rupture de la coiffe des rotateurs associée en faisant pratiquer une échographie.

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