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Rééducation et Prothèse

Pour la rééducation à la suite de l’intervention chirurgicale, les patients sont pris en charge par des kinésithérapeutes spécialistes de la rééducation de l’épaule, travaillant en relation étroite avec les chirurgiens. Ainsi les patients bénéficient d’une rééducation la mieux adaptée possible à l’intervention, en toute sécurité.

Les patients ont la possibilité de choisir un kinésithérapeute au sein du CHP ou un kinésithérapeute proche de leur domicile (nous travaillons avec un réseau de kinésithérapeutes dans le grand ouest).

Pour les prothèses : Il existe différents types de prothèses : prothèses humérales (hémiarthroplastie) prothèses totales anatomiques, et prothèses totales inversées. Selon l’indication chirurgicale, la voie d’abord pour poser la prothèse peut être antérieure ou supérieure. Ainsi même si les protocoles de rééducation ont un assez grand nombre de points communs, certaines spécificités sont importantes à respecter.

 

Principes généraux

La rééducation s’effectue dans le cadre d’une collaboration étroite entre le chirurgien et le kinésithérapeute et impliquant le patient à toutes les étapes. La rééducation que nous proposons est douce avec un respect total de la douleur. Notre protocole est centré sur la récupération de la mobilité, de la fonction musculaire et au final de vos activités, à la maison, au travail et dans les loisirs et le sport. Le respect strict des différentes étapes de ce protocole permet une récupération de la fonction en toute sécurité.

De manière régulière des bilans de l’épaule sont effectués par le kinésithérapeute. Ces bilans, transmis au chirurgien, permettent de quantifier les progrès de manière objective et d’adapter la rééducation tout au long de la rééducation.

Une grande importance est donnée à votre information, concrétisée notamment par la remise d’un livret détaillé dans lequel vous trouverez tous les éléments utiles à votre rééducation.

L’action du kinésithérapeute est guidée par certains principes :
– Non douleur : ce principe est respecté à toutes les phases de la rééducation.
– Respect des consignes chirurgicales.
– Récupérer la mobilité passive avant la mobilité active. Un travail actif débuté sur une épaule insuffisamment souple ne sera pas efficace et sera générateur de compensations et de douleurs.
– Écoute du patient pour permettre de répondre à ses attentes.

Rééducation suite à une suture chirurgicale de la coiffe des rotateurs

Prothèses anatomiques & inversées

Le port de l’attelle coude au corps mise en place immédiatement après l’intervention. Le port est d’environ six semaines avec un début de sevrage à partir de quatre semaines. Cette attelle peut être ôtée, pendant des courtes périodes, pour les soins d’hygiène, l’auto-rééducation ou la rééducation.

– Conseils pour la vie quotidienne :
o Pendant les trois premiers mois l’activité du bras côté opéré doit être quasi nulle. Toutefois la conduite automobile peut être autorisée sur de petits trajets à partir de deux mois.
o A partir du 4ème autorisées, excepté celles nécessitant un travail en force.
o Après quatre mois, la reprise d’un travail sédentaire est autorisée.
o A six mois : toutes les activités y compris en force sont autorisées.

Phase postopératoire initiale : de J1 à J 45

Point important : en raison de la voie d’abord antérieure delto-pectorale (suture du Subscapulaire), rotation latérale interdite jusqu’à J45.

Objectifs :
o Prévenir les douleurs en vérifiant la bonne installation dans l’attelle. L’application de glace après les séances, au cabinet ou à domicile, y contribue également. Le massage et la mobilisation douce du rachis cervical favorisent la détente générale de la région.
o Récupération des mobilités passives dans les mouvements d’élévation :
• L’action du kinésithérapeute consistera en l’emploi de techniques douces : techniques de relâchement ou d’étirements des muscles en rapport avec la scapula, mobilisations douces
de l’épaule.
• Les auto-mobilisations enseignées par le kinésithérapeute visent à mobiliser l’épaule dans sa globalité. Il s’agit de mouvements symétriques limitant les compensations, proche des mouvements physiologiques. Notre expérience nous a montré que ces mouvements sont rapidement intégrés par les patients et sont facilement réalisés à leur domicile au cours de
séances courtes.
o Balnéothérapie possible après cicatrisation cutanée : intérêt à la fois pour les douleurs, la détente, la récupération des mobilités.

 

 

Phase postopératoire secondaire : de J45 à J90. Phase active

Objectifs à cette phase

– Poursuivre si nécessaire la récupération de la mobilité passive en élévation du membre supérieur. En raison de la voie d’abord delto-pectorale la récupération des rotations est débutée mais toujours de manière progressive et prudente.

– Récupérer la mobilité active en élévation, mais sans utiliser de résistances autres que celle du poids du membre supérieur. Une importance particulière est accordée au début au travail en position haute. Plusieurs intérêts pour cela : travail conjoint d’un nombre important de muscles du complexe articulaire de l’épaule, position fonctionnelle correspondant à l’objectif final et donc encourageante pour le patient. L’étape suivante consistera, à partir de cette position, à contrôler la descente du membre supérieur. La dernière étape, une fois maitrisées les deux premières, verra l’exécution de mouvements du bas vers le haut.

– Rendre le membre supérieur fonctionnel par la récupération des gestes main-bouche, main-dos, main-tête.

 

 Phase postopératoire tertiaire : au-delà de J90

Objectifs à cette phase :
A cette phase le travail actif est intensifié avec l’introduction, de façon progressive, d’exercices contre résistance. Les muscles visés seront les muscles moteurs de la scapula, importants à la fois pour la mobilité et la stabilité de l’épaule, ainsi que les muscles rotateurs latéraux de l’épaule. Les outils privilégiés sont les élastiques car ils permettent de pratiquer les exercices en toute sécurité, le patient pouvant, à tout moment, en contrôler l’exécution.

A cette étape de la rééducation, le kinésithérapeute a aussi un rôle de conseil pour la reprise des activités, à la maison, au travail ou pendant les activités de loisir.

 

Prothèses inversées – Spécificité

– Le port de l’attelle coude au corps mise en place immédiatement après l’intervention. Le port est d’environ 3 semaines. Cette attelle peut cependant être ôtée, pendant des courtes périodes, pour les soins d’hygiène, l’auto-rééducation ou la rééducation.

– Conseils pour la vie quotidienne :
o Pendant les trois premières semaines l’activité du bras côté opéré doit être quasi nulle.
o A partir de 3 semaines vous pouvez commencer à utiliser votre bras opéré pour les activités simples de la vie quotidienne (habillage, toilette, repas…). Vous pouvez ensuite augmenter progressivement l’utilisation avec votre bras opéré tout en évitant le travail de force. La conduite est autorisée à partir de 6 semaines.
– Autorééducation : dès le début de la prise en charge le kinésithérapeute enseigne au patient des exercices d’automobilisation de l’épaule. Ces exercices, dont la bonne réalisation est contrôlée par le kinésithérapeute, sont réalisés ensuite au domicile et sont de courte durée. Ils viennent compléter les séances réalisées au cabinet.

 

Phase initiale jusqu’à J45 :

o Port de l’attelle pendant 3 semaines, avec rééducation immédiate comme pour les autres types de prothèses.
o Pas d’exercices pendulaires pouvant mettre en jeu la stabilité de la prothèse.
o La récupération de la mobilité scapulo-thoracique est essentielle.

 

Après J45:

Le point essentiel à retenir est qu’il n’y a plus de muscles de la coiffe des rotateurs, c’est le deltoïde seul qui permet les mouvements d’élévation.
o Récupération de l’élévation active : le protocole est similaire à celui des autres prothèses, mais avec un accent encore plus important mis sur le travail de renforcement du muscle
deltoïde en position haute.
o Normalement, l’absence de coiffe des rotateurs ne permet pas la récupération de la rotation externe, excepté si le chirurgien a pratiqué un transfert du muscle grand dorsal. Dans ce cas la rotation latérale active est travaillée en position à 90° d’abduction de l’épaule.
o La pose d’une prothèse totale inversée permet de récupérer une épaule fonctionnelle et indolore dans les gestes de la vie quotidienne, malgré l’absence de coiffe des rotateurs.

Rééducation suite à une suture chirurgicale de la coiffe des rotateurs

Phase postopératoire initiale : de J1 à J 45. Phase passive ou autopassive

Objectifs :
o Prévenir les douleurs en vérifiant la bonne installation dans l’attelle. L’application de glace après les séances, au cabinet ou à domicile, y contribue également.
o Diminuer les tensions musculaires douloureuses.
o Récupération des mobilités passives dans les mouvements d’élévation :

• L’action du kinésithérapeute consistera en l’emploi de techniques douces : techniques de recentrage de la tête de l’humérus dans la glène de la scapula, techniques de relâchement
ou d’étirements des muscles en rapport avec la scapula.
• Les automobilisations enseignées par le kinésithérapeute visent à mobiliser l’épaule dans sa globalité. Il s’agit de mouvements symétriques limitant les compensations, proche des
mouvements physiologiques. Notre expérience nous a montré que ces mouvements sont rapidement intégrés par les patients et sont facilement réalisés à leur domicile au cours de
séances courtes.
o Balnéothérapie possible après cicatrisation cutanée : intérêt à la fois pour les douleurs, la
détente, la récupération des mobilités.

Phase postopératoire secondaire : de J45 à J90. Phase active

L’objectif à cette phase est de récupérer la mobilité active de l’épaule, mais sans utiliser de résistances autres que celle du poids du membre supérieur. Les muscles de la coiffe des
rotateurs ne sont pas sollicités de manière isolée. Les exercices vont donc consister à solliciter de manière conjointe l’ensemble des muscles du complexe articulaire de l’épaule, ce qui est d’une part, plus fonctionnel, et ce qui d’autre part permet un meilleur contrôle des tensions s’exerçant sur les tendons suturés.

Une importance particulière est accordée au travail en position haute. Plusieurs intérêts pour cela : travail en position courte pour les muscles de la coiffe des rotateurs et donc moins de contraintes pour les tendons suturés, bon centrage de la tête de l’humérus dans la glène, travail conjoint d’un nombre important de muscles du complexe articulaire de l’épaule. De manière progressive le travail actif s’effectue ensuite dans toute l’amplitude articulaire.

 

Phase postopératoire tertiaire : au-delà de J90. Phase de réadaptation à l’effort

Les objectifs à cette phase seront plus personnalisés et dépendront principalement des activités du sujet, notamment pour ce qui concerne les professions exigeant l’utilisation de la force.
Les exercices réalisés lors de la phase précédente seront poursuivis et intensifiés sans toutefois utiliser de résistances maximales ce qui n’est possible qu’après 6 mois. Une partie des muscles de la coiffe, les rotateurs latéraux, pourront être renforcés spécifiquement mais toujours de manière progressive. Certains muscles ne sont volontairement pas renforcés, car
pouvant créer un déséquilibre, un décentrage de l’épaule.

A cette phase le kinésithérapeute a aussi un rôle de conseil pour la reprise des activités, à la maison, au travail ou pendant les activités de loisir.

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