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Tendinites / Tendinopathies

Définition

On parle actuellement plus volontiers de tendinopathie de l’épaule. Cette tendinopathie peut toucher les différents tendons de la coiffe des rotateurs ( qui est composée du supra épineux, de l’infra épineux, du sous scapulaire, du petit rond et du long biceps).

Le vieillissement du tendon ou son agression par l’acromion ( véritable plafond de l’épaule) va entraîner une lésion du tendon. Cette pathologie est extrêmement fréquente après 40
ans et elle constitue la première cause de douleurs de l’épaule

les Symptômes :

Le plus souvent on ne retrouve pas de notion de traumatisme.

La douleur est d’aggravation progressive avec le temps. Au début, elle survient uniquement lors des mouvements répétitifs puis passent avec l’effort, ensuite les douleurs apparaissent volontiers après une journée de travail.

Les douleurs sont nocturnes et réveillent souvent le patient au milieu de la nuit. Au départ elles cèdent aux anti-inflammatoires puis elles deviennent rebelles à tout traitement. C’est souvent la période à laquelle le patient consulte.

La consultation :

Le praticien cherchera alors à reproduire les mouvements qui entraînent la douleur. Il faut souvent demander des examens complémentaires comme une radiographie simple à la recherche d’un bec acromial agressif. On peut également demander une échographie : il s’agit d’un examen non invasif, de faible coût, qui permet une bonne analyse des tendons de la coiffe des rotateurs de l’épaule.

Le traitement médical : l’infiltration

Si les examens complémentaires ont confirmé qu’il n’y avait pas de rupture complète ou transfixiante de la coiffe des rotateurs, le traitement est toujours médical en première intention.  Il associe un traitement anti-inflammatoire local. Cette infiltration sera réalisée sous amplificateur de brillance ou sera écho-guidée, afin d’en optimiser le résultat et de minimiser les risques (lésion tendineuse, inefficacité). Ceci constitue un excellent test diagnostique et thérapeutique. Dans de nombreux cas, elle permet d’éviter une intervention chirurgicale et en cas de récidive douloureuse après quelques semaines d’accalmie, elle laisse présumer d’une plus grande efficacité de la chirurgie.

S’associera à l’infiltration un traitement rééducatif par un kinésithérapeute.

Le traitement chirurgical

En cas d’échec de traitement conservateur, il devient alors nécessaire d’envisager une intervention chirurgicale. Le principe consiste à « augmenter la hauteur du plafond » en rabotant une partie de l’acromion ( photo n°2). L’intervention est toujours menée sous arthroscopie. On place une caméra dans l’épaule ( photo) puis on introduit une fraise motorisée ( photo n°3). Ce geste peut être réalisé sous anesthésie locale ou générale ou une association des deux ( cf mode d’anesthésie).

L’intervention dure 30 minutes en moyenne, elle nécessite une à deux journées d’hospitalisation. L’arrêt de travail varie entre six semaines et quatre mois en fonction de la profession exercée. Il n’y a aucune immobilisation post opératoire et la rééducation n’est pas spécifique (cf rééducation).

La douleur qui a motivé l’intervention disparaît de façon très progressive sur une période de quatre à six mois. On peut espérer une amélioration de 80% dans 80% des cas.

 

 

 

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